Sylvie Garibal, praticienne de massage bien-être à Dijon, témoigne de sa difficulté, à ses débuts, à vendre ses prestations à un tarif juste (et viable) pour son activité. Mais au fait, quel est-il ce juste prix ?

1 euro la minute, le juste prix ?

La générosité est l’une des principales molécules de l’ADN du praticien. C’est une qualité qui, fort heureusement, est tout a fait compatible avec le développement d’une activité professionnelle. Elle n’est d’ailleurs pas l’apanage des praticiens. Je travaille au quotidien avec un imprimeur qui offre régulièrement ses services à des associations œuvrant pour diverses causes. Ce type de pratique est bien plus courant qu’on ne le pense, fort heureusement d’ailleurs.

Les praticiens, des professionnels généreux, très généreux, trop généreux ?

De même, un praticien peut intégrer cette générosité dans son quotidien professionnel : masser plus longtemps que la durée vendue, masser à un tarif réduit pour permettre à toutes les catégories sociales d’accéder au bien-être, répondre aux très nombreuses sollicitations de présence bénévole à droite et à gauche… Mais cette générosité doit cependant être mesurée. Ces belles intentions peuvent mettre en péril votre activité ! Or, l’activité prioritaire d’un indépendant, c’est quand même de vendre ses prestations, pas de les brader, ni de les offrir.

Un tarif national, une chance pour le praticien

Pour cela, le praticien de bien-être a un atout : un tarif national globalement pratiqué et accepté de 1 euro la minute de massage. Si ce tarif existe, ce n’est pas pour rien. C’est qu’il fonctionne, pour le praticien comme pour les clients. Si rien ne vous empêche de pratiquer un tarif supérieur, il est néanmoins déconseillé de descendre en dessous, sauf en contrepartie d’avantages comme un important volume de commande (la vente d’un forfait de 10 massages par exemple), de la régularité garantie (contrat de prestation de plusieurs mois dans une entreprise par exemple), etc.

Bénévole, oui, mais en dehors du temps d'activité !

Mais alors ? Si le praticien souhaite exprimer sa générosité, comment peut-il faire ? Il le peut, mais il le fera en dehors de son temps de travail. Comme le font certains thérapeutes qui offrent des consultations dans les locaux du Secours populaire. Le cadre est défini, le temps accordé à cette démarche l’est également. Adopter la posture de l’entrepreneur n’empêche nullement de faire preuve de générosité.

Et vous ? Comment exprimez-vous cette générosité ?

François Cordier

François Cordier est l'administrateur de ce blog. Dans la vraie vie, il est formateur et conseiller freelance en communication, et a accompagné depuis 10 ans de nombreux praticiens et thérapeutes dans leur développement commercial.

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