Cécile Boby est une praticienne itinérante : elle vit sur un bateau ! Pour autant, elle est solidement amarrée à son métier. C'est ce qu'elle partage avec nous au cours de cet interview, ses 5 premières années d'activité au service de l'événementiel et du bien-être en entreprise.

Cécile Boby est praticienne en massage assis. Elle s’est également formée à d’autres techniques (Massage Amma, Cohérence cardiaque…) qu’elle intègre dans sa pratique. Elle continue de se former et vise cette année la certification de Praticienne en massage bien-être. Cécile travaille essentiellement sur Lyon, en entreprise et en évènementiel. Vous pouvez la retrouver sur son site web : www.aliptae.fr

Développer son activité en mode "parcours sanglier"

Durant sa première année d’activité, Cécile voulait à tout prix décrocher des contrats. Pour cela, elle s’est mise en mode “parcours sanglier” : on fonce dans le tas et on prend tout ce qui vient, à l’image d’un coureur de course d’orientation qui traverse la campagne en ligne droite, à travers les haies, les fossés, les forêts… certes on avance, mais c’est vite épuisant. Du coup, Cécile a accepté toutes sortes de propositions, payées ou pas, éloignées ou pas, et sur des timings pas forcément arrangeants. Au final, beaucoup d’investissements, beaucoup de déplacements, mais pas grand chose dans les poches.

Un grand nombre d’entrepreneurs passe par cette étape car, au démarrage, on a besoin de se rassurer, alors on dit OUI à tout.

Ce qu’on veut, c’est travailler, pour se prouver qu’on a fait le bon choix, qu’il y a du potentiel et qu’on va s’en sortir. Alors on casse les prix, on bricole des devis pas très rémunérateurs, et on dit même “merci” à l’organisateur qui nous a fait intervenir bénévolement…

Quand on lance son activité, on n’a pas encore l’expérience qui nous permettra plus tard de trier les bons et les mauvais plans, ou de mesurer la valeur de son investissement. Le “parcours sanglier”, c’est un peu une étape obligée.

Entrepreneur à temps complet

Durant l’interview, Cécile partage une anecdote : elle profite des trajets en voiture – par exemple quand elle fait ses courses – pour relever le nom des entreprises qu’elle pourrait démarcher. De retour chez elle, elle utilise internet pour mieux cibler ces entreprises et ainsi optimiser la première prise de contact.

L’entrepreneur qui est en Cécile n’est jamais très loin : il s’exprime à chaque occasion ! C’est la bonne attitude, même si de temps en temps il faut savoir décrocher (ce qui est plus facile à dire qu’à faire).

Je conseille souvent aux praticiens de garder les yeux bien ouverts, par exemple en se tenant au courant de tout ce qui s’organise dans leur zone de chalandise (leur zone géographique d’influence, d’où provient la majorité de leur clientèle) : salons, conférences, rencontres… Pour cela, il faut suivre l’actualité régionale (sites d’actualité et magazines locaux…), être présent sur tous les grands et petits évènements qui ont attrait à son activité, afin de s’informer, de nouer des contacts, de “réseauter”… Le métier de praticien est aussi un métier de communicant !

Je démarche donc je relance

Je démarche donc je relance, c’est un peu le credo du commercial. Il garde la foi, car il sait qu’un jour il travaillera pour cette entreprise qui, encore aujourd’hui lui a dit non, mais qui demain peut être lui dira oui.

Et c’est ce dont témoigne Cécile, pour qui le mot “refus” signifie “réessaie plus tard”.

Parmi les raisons qui justifient cette sage détermination :

  • l’interlocuteur a pu changer d’avis, ou a pu être remplacé par une autre personne, plus réceptive aux prestations proposées ;
  • le contexte de l’entreprise a pu également évoluer, créant un environnement favorable à de nouvelles propositions commerciales ;
  • vos propres propositions commerciales ont pu également évoluer, ou simplement votre façon de les présenter, avec plus de professionnalisme et d’assurance, de nouvelles références clients à faire valoir…

Enfin, le fait de relancer votre prospect témoigne de votre détermination, de votre professionnalisme, ce qui est rassurant et peut amener votre futur client à accorder plus d’intérêt à vos propositions.

De la pause méridienne à la semaine de 4 jours

Parmi les étapes franchies par Cécile, figure celle de la pause méridienne. Késako ? La pause méridienne, c’est ce petit créneau de temps dans la journée qui est généralement dévolu par l’entreprise à l’organisation des séances de massage assis. Deux petites heures d’intervention qui nécessitent un aller + un retour + le transport de tout le matériel. 

Cécile témoigne que ce type de prestation lui a permis de gagner sa vie un temps, mais au prix de beaucoup d’efforts et d’organisation (déplacement, planning morcelé…).

A force de déplacer sa chaise ergonomique dans chaque entreprise, elle a fini par en installer une à demeure dans chacune d’elle ! Un investissement à long terme, parfaitement adapté à sa situation.

Au fil du temps, elle a privilégié les contrats à la journée ou à la demi-journée, tout en essayant de les regrouper géographiquement. Cette nouvelle organisation de son travail lui permet ainsi de libérer une journée de temps en temps, qu’elle consacre à l’administratif, à la formation ou au développement de nouveaux projets.

François Cordier

François Cordier est l'administrateur de ce blog. Dans la vraie vie, il est formateur et conseiller freelance en communication, et a accompagné depuis 10 ans de nombreux praticiens et thérapeutes dans leur développement commercial.

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